Je me marre… par Pierre Duriot

Je me marre… par Pierre Duriot

Le 04 juin 2019 – Au gré de mes humeurs

© Tosque Jean-Louis

Je me marre… Le Londres populaire est devenu un bouillon de culture où Antillais, Africains, Européens de l’Est et Anglais de souche vivent en harmonie, raconte le bon maire qui incarnait l’espoir au moment de son élection, selon notre brave journal national, Le-Monde. En réalité à la croisée de ces chemins idylliques entre jeunes professionnels et pauvres, il arrive maintenant qu’en milieu de journée un adolescent ou un jeune soit tué par balle ou blessé à coups de couteau en pleine rue.

Entre villages branchés gentrifiés, HLM délabrés et taudis minables collés les uns aux autres, ce sont des noirs qui meurent en priorité, tués souvent par d’autres noirs, ou des arabes, ou des indo-musulmans pakistanais, sans que les blancs n’interviennent en aucune façon. Ils sont partis de nombreux quartiers, lors de ce qu’on a appelé des white-flights, des déménagements groupés. Les diversités, richesses de la nation, s’expliquent entre elles au point que Londres a dépassé New York au palmarès de la violence urbaine. Sadiq Khan, le très médiatique maire, a promis un renforcement des contrôles. Les policiers armés, munis de gilets pare-balles ont été déployés dans des quartiers où personne ne va plus. Des gangs de jeunes noirs et autres australopithèques, y sévissent, armés jusqu’aux dents et répandent une violence liée au trafic de drogue et aux règlements de comptes entre dealers, plus ou moins professionnels et rabatteurs. Les réseaux sociaux incitent et glorifient la violence, les exclusions scolaires sont légion. La communauté noire est la première victime, scotchée au bas de l’échelle sociale, en concurrence avec des afflux migratoires d’Europe de l’Est, de Chine, d’Afghanistan ou du Maghreb. C’est la faute du racisme des petits blancs de la classe ouvrière et des discriminations dans l’habitat, l’éducation et l’emploi, paraît-il. Sans parler de l’hostilité de la police, alors blanche à 100 %, évidemment. La nouvelle génération n’est pas mieux lotie et les plus jeunes déclenchent régulièrement des émeutes dans leurs ghettos. Une petite minorité réussit cependant dans le sport ou la musique. Sadiq Kahn a mis cela sur le compte des restrictions budgétaires. L’argent social a toujours donné envie aux étrangers de s’intégrer, c’est bien connu. Pendant que le maire diversifié se fout de la gueule de Trump, on ne parle pas de son bilan social, c’est toujours cela de gagné.

http://www.pierre-duriot.com

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