La gauche pédophraste

La gauche pédophraste

24/04/2019 – Nicolas Klein – Soverain

© Tosque Jean-Louis

Cet article publié le 14 mars 2019 sur le site du journal espagnol The Objective a été rédigé par Miguel Ángel Quintana Paz, professeur à la faculté des Sciences sociales de l’Université européenne Miguel-de-Cervantes de Valladolid. Il est également membre de l’Institut EMUI, qui s’occupe des affaires méditerranéennes à l’Université Complutense de Madrid. Docteur en philosophie, ancien chercheur à Boston, Turin et Vienne, il s’intéresse particulièrement à la figure de Ludwig Wittgenstein et a aussi été récompensé pour son œuvre littéraire.

Il traite dans cet article de l’utilisation croissante des enfants (ou « pédophrastie ») dans le débat politique, soit indirectement (par simple évocation), soit directement (lorsqu’ils montent en première ligne pour défendre ou dénoncer des mesures données).

La pédérastie est un abus : elle consiste à utiliser des enfants. La pédophrastie est également un abus : elle consiste tout autant à les utiliser. Le pédéraste utilise les enfants pour satisfaire ses désirs sexuels. Le pédophraste les utilise pour satisfaire ses désirs idéologiques. Alors que le terme « pédérastie » existe depuis les temps de la Grèce classique, « pédophrastie » est en revanche bien plus récent. Son créateur, Nassim Nicholas Taleb[1], le définissait ainsi il y a neuf mois : il s’agit d’une « argumentation qui a recours aux enfants » afin que les interlocuteurs abandonnent toute rationalité et ne conservent que leurs facultés émotives. Elle s’avère très efficace étant donné que « les gens se retrouvent généralement sans défense et suspendent leur incrédulité face à un enfant qui souffre : personne n’ose remettre en question l’authenticité ou la source de tout ce qui est alors en jeu. La pédophrastie est le plus souvent menée à bien avec des photographies à l’appui ».

Taleb nous rappelle par ailleurs quelles sont les personnes les plus enclines à s’adonner à la pédophrastie : les mendiants professionnels, bien entendu, mais également les journalistes et les acteurs. J’ajouterais les hommes politiques à cette liste. Mais il s’agit de façon générale d’un vice que l’on peut attribuer à tous ceux qui se sentent « mal assurés en termes intellectuels, sont dépourvus de tout jugement critique et craignent qu’on ne les classe parmi ceux qui ont brisé l’une des règles du politiquement correct ».

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Une réaction au sujet de « La gauche pédophraste »

  1. Article éclairant mais avec un seul exemple: la suédoise tarée et manipulée. Bah, toute cette agitation ne convainc que ceux qui tentent eux aussi de nous manipuler: les écolos.

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